Tout notre équipement est homologué CE
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Motorcycle Cities, Brooklyn 2ème Partie

Motorcycle Cities, Brooklyn Pt. 2

Brooklyn, le Dénouement

Partez à Brooklyn, New York, en compagnie de Jonathan Wieme, l'homme derrière “Motorcycle Cities”, pour vous plonger dans l'essence même de la culture moto.
Red Hook et Carroll Gardens

C'est reparti... Red Hook, du Néerlandais Rode Hoek (coin rouge), est un des premiers quartiers de Brooklyn et se trouve complètement à l’écart du reste de l’arrondissement, car uniquement accessible via une ligne de bus. On sent bien, enfin avec un peu d’imagination, qu’il s’agissait d’un quartier dur, terrain de jeu idéal des gangsters tel qu’Al Capone ou trafiquants de drogue. Bien avant ça, Red Hook était le centre de l’import export. Avec ses entrepôts remplis de tout et n’importe quoi, comme le coton, les céréales ou encore certains produits inflammables comme la térébenthine et le benzène.

L'emplacement privilégié le long du port de New York a également attiré l'industrie lourde, qui avait besoin d'emplacements pratiques près des quais afin de recevoir des matières premières et expédier les produits finis. Personnellement je retiens plutôt ce qui s’y passe aujourd’hui avec une grande concentration de garages et boutiques moto. La superbe boutique Union Garage NYC, les préparateurs de belles Italiennes Moto Borgotaro et Moto Pistole, le japonais hyper talentueux Keino Cycles et sans oublier Brooklyn Motor Works et le petit garage Vespa Scooter Bottega.

Union GarageUn point de départ dans ce quartier et peut-être même à Brooklyn, c’est ici, chez Union Garage dans l’Union Street. L’Union Street qui relie un des plus grands parcs de la ville, Prospect Parc, à l’Upper Bay, ou plus spécifiquement le Buttermilk Channel, qui sépare Brooklyn et Governors Island. C’est donc quasi à la fin de cette rue, ou au début c’est selon, que se trouve ce shop fondé par un ancien journaliste, Chris Lesser et deux de ses amis. Union Garage offre des équipements et accessoires de qualité, les plus belles marques, esthétiques et techniques, sont ici représentées. Au final, il y a peut-être beaucoup de préparateurs, de garages, de boutiques plus orientés modes, mais des spécialistes de l’équipement technique et sécurisé avec un vrai service et conseil de qualité, il y en a peut-être 4 ou 5 dans tout New York City, les 5 arrondissements confondus.

Ouvert en 2012, l’aventure de Chris commence bien plus tôt. C’est en voyant son actuel voisin, Peter Boggio de Moto Borgotaro qu’il commence sa vie professionnelle en tant qu’apprenti mécano dans l’univers des deux-roues. Peter est un ovni de la mécanique d’anciennes, spécialiste BMW, Ducati, Laverda, Norton, Guzzi et Triumph. Impossible de le voir, impossible de lui parler. Il renie tout contact médiatique et ne donne pas d’interview. D’ailleurs il est officiellement ouvert au public une heure par semaine afin de pouvoir se concentrer un maximum sur son travail. Daft Punk en pire… mais Daft Punk en termes de talent. Chris nous avoue qu’il a essayé pendant 5 ans de lui faire faire une vidéo de promo, avec succès ceci dit. N’hésitez pas à rechercher sur le web le court-métrage de Robert Serrini à son sujet, intitulé : « Moto Borgotaro – The 1979 Moto Guzzi Le Mans ».

Union Garage donc… Une belle sélection de marques est proposée ici. Certaines valeurs sûres comme Rev’It! et Aether. Il est aussi un des seuls à proposer la gamme de protections de Belstaff et n’hésite pas à proposer des marques moins connues, plus locales, comme Lost World de Queens, une marque de blouson en cuir de cheval, ou à collaborer et co-brander les vestes Vanson Leather. À côté des marques de blousons vous trouverez tous types de casques, Bell, Bitwell, Schubertt et Shoei et d’autres marques comme Stylmartin, Mission workshop, TCX, Sidi et Schott.

En termes de clientèle, 20% des clients sont nouveaux, et non-initiés au monde de la moto. Ils sont à la recherche de l’équipement complet sans vraiment savoir ce dont ils ont besoin. La plupart sont d’ailleurs étudiants, architectes, photographes, issus du milieu créatif à la recherche d’une cool attitude. Chris et son équipe sont là pour les éduquer et essayer de trouver la meilleure balance entre esthétique, sécurité et qualité en fonction des besoins et envies du client.

À la fin de la ‘visite’, Chris me fait monter dans une petite pièce à l’étage … et me sort d’en-dessous d’une table un peu poussiéreuse une espèce de machine, entre une ponceuse à ruban et une Dolorean tout droit sortie du film Retour vers le Futur. Cette machine, encore au stade de prototype a été conçue afin de tester la durabilité et la qualité de pièces et accessoires moto. Sachant qu’en Amérique il n’y a, contrairement à l’Europe, pas de normes ou homologation concernant les accessoires moto.

L’idée ou la volonté d’Union Garage c’est, à terme, de produire ses propres accessoires moto sous le nom de la marque. Cette machine servira à faire de la recherche et du développement-produit afin d’atteindre une garantie de qualité et de longévité d’un produit ou d’une matière, et à pouvoir comparer le même type d’accessoire avec des marques différentes. Un jour peut-être, le standard Union Garage deviendra le standard tout court. En parlant d’ambition…

Moto PistoleL'Union Street, à Brooklyn, recueille de petits garages en tous genres. Tout à la fin, au n°65 chez Scooter Bottega, vous trouverez tout le savoir-faire nécessaire pour entretenir votre Vespa ou scooter préféré. Au n°97, je vous avais déjà parlé de Moto Borgotaro, mais dans ce même lieu il y a un deuxième spécialiste d’Italiennes… le garage de Moto Pistole de Tyler Lunceford.

Il travaille, entretien et prépare les Ducati principalement. Afin de ne pas se tirer dans les pattes et de bien séparer le travail, Tyler prend pour sa part les Ducati à moteur entraîné par courroie de distribution (timing belt-drive), comme ma 750 Sport par exemple. On peut dire à peu près à partir des moteurs Pantah des années 1980. Alors que Peter prend en charge les Ducati à couples coniques (bevel gear). Donc les fameuses 750 ss des années 70 par exemple.

Pas de photos ici non plus… Le magazine Elle ou Vogue Chine sont déjà passés par ici cette semaine… tssss… Mais revenons à Tyler, qui n’hésite pas à m’accorder un peu de son temps et à m’accueillir dans son garage pour m’expliquer son histoire et son implication dans la scène moto à Brooklyn. Tout a commencé chez Ducati dans l’Oregon. En tant que client d’abord, apprenti ensuite. Plusieurs années, diplômes et certifications plus tard, il devient officiellement mécanicien Ducati. Pas un mécano ou builder autoproclamé, mais bien suite à un apprentissage et savoir-faire acquis auprès des meilleurs. En 2007 il s’installe à NYC et commence à travailler chez le concessionnaire Ducati.

Mais les temps sont durs, il est obligé de quitter le concessionnaire et ainsi est venu le moment pour lui de se mettre à son compte. C’est dans le quartier de Red Hook qu’il dépose ses valises, ou ses outils plutôt. Quelques années plus tard, il s’installe définitivement ici, dans l’Union Street avec Peter.

Depuis les choses vont plutôt bien pour lui, le carnet de commandes est remplit six mois à l’avance et il arrive à jongler entre les services de maintenance, réparation et préparation sur mesure. Pour vous donner une idée, il sort 3 à 4 full-builds par an. Aussi bien de la commande particulière que des projets personnels qu’il aime entamer.

Mais… l’histoire a un mais… Si vous allez à New York après avoir lu ces lignes, vous risquerez de ne plus retrouver Tyler à Red Hook. Il part s’installer au printemps en Écosse à Edinburgh avec sa compagne originaire de là. Ceci dit… pour tout Européen et Écossais, vous aurez ainsi l’occasion de vous offrir les services de Tyler, car il continue sa passion et son travail sur les Ducati. Affaire à suivre donc…

Keino CyclesOn est dans un monde de garages et préparateurs émergents en tout genre. Finalement… il n’y a que le temps qui sépare les hommes des garçons. Keino, lui, ça fait déjà un bon bout de temps qu’il est là… et qu’il y restera... Commençons par le début…

Keinosuke Sasaki dit « Keino », est né à Aichi et a grandi à Fukuoka au Japon. C’est en se brûlant la jambe sur une moto de son père qu’il se rend compte que cet univers fera partie de sa vie. Bien plus tard, c’est à la chaîne de production chez Mitsubishi qu’il fait ses économies afin de financer son voyage aux États-Unis et d’entamer en 1998 sa formation de mécanicien. Mais c’est aussi l’occasion de poursuivre son rêve et de devenir préparateur moto. Keino comprend très vite que ce n’est pas en changeant les rétroviseurs ou en astiquant le chrome qu’il y parviendra, et après un court passage chez un concessionnaire à Manhattan, c’est chez son mentor Indian Larry et son ami Paul Cox qu’il se forme et apprend le métier et le travail sur les Harley majoritairement.

Une belle histoire qui continue jusqu’en 2007 après laquelle il décide de suivre son chemin et ses propres projets. Aujourd’hui installé dans la Van Dyke Street il combine forme et fonctionnalité et recherche une parfaite harmonie entre chaque pièce, chaque détail de sa moto. La moto reste un véhicule, la fonction doit dominer sur le reste. Même s’il a une approche minimaliste, il ne préfère pas coller à un style spécifique sur ses préparations. Elles sont justes comme elles sont.

Dans son garage on y rencontre d’ailleurs pas que des Harley. Il y a également de la place pour des Triumph, Yamaha, Vincent. Vincent justement… La Widow Jane m’intrigue. Elle m’intrigue, car généralement on ne fait pas de prépas sur base de Vincent. Elles sont trop mythiques, valent trop cher et explosent les records durant les ventes aux enchères. L’objectif ici était de garder l’intégrité du châssis et de travailler autour de cette limitation. Même si son style peut être considéré comme custom, il peut être remis en état d’origine. La Widow Jane donc, le nom de la moto, mais aussi, surtout le nom de la société de son propriétaire. Une distillerie de Whisky à quelques blocs de Keino.

VAX MotoEn fait, c’est à partir de ce moment, évidemment vers la fin de mon séjour, 10 jours plus tard, que ça commence à devenir drôle. Les connexions se font de plus en plus facilement, la confiance s’installe plus rapidement quand je donne mes références ou mes points de passage… je rentre dans le bain. C’est à partir de maintenant que les rencontres et lieux deviennent encore plus insolites et intrigants.

Visite chez VAX Moto. Un lieu de stockage, parking moto et bien plus encore. Un lieu où des perles se cachent, où il y a des histoires qui se racontent. Les gens viennent ici pour utiliser l’hébergement et service mis à disposition par Justin, le proprio.

À côté de l’hébergement de vos bécanes, vous pouvez venir ici utiliser les outils, le banc de travail ou partager un bon moment avec la communauté. Il y a toujours des bières au frais et d’autres personnes qui tournent autour pour vous donner un coup de main ou partager une belle histoire. Ici les gens cherchent essentiellement un lieu d’hébergement pour leurs bécanes. Si vous comptez la laisser ici pour l’hiver ou pendant plusieurs mois, ça vous coûtera 100$/mois. Elle sera gardée bien au chaud en haut de la tour.

Si par contre vous n’avez pas la place chez vous et que vous avez besoin d’un accès 24/7 à votre moto, tout comme le besoin de faire vos vidanges et entretiens, ça vous coûtera 215$/mois. Pas d’abonnement annuel, ici on paye au mois (avec un engagement de départ de 6 mois pour éviter l’abus des services et outillage). Ce qui m’a étonné ici, c’est la mixité. Toutes marques, tous types de motos, gens, cultures sont représentés. Il y a même des motos qui valent moins qu’un mois de loyer, mais le fait que ce « piece of crap » leur appartient, leur donne souvent une valeur inestimable.

Tim HarneyAttention talent … ! J’avais déjà rencontré Oscar, notre apprenti en ingénierie spatiale. Voici ma deuxième rencontre coup de cœur et ‘talent’ ! Tim Harney. Une rencontre éclair à 3-4 heures de mon vol de retour. (Quand je vous disais que ça commence à devenir intéressant... Il me manque 3 mois, voire plus, pour pouvoir éplucher toute la scène moto à Brooklyn.)

Quand tu ne trouves pas d’enseigne visible à 3 rues dans un quartier hype, ni 80K followers sur Instagram, mais que quasi tout le monde que t’as pu rencontrer à Brooklyn te parle de lui… tu sais que tu as devant toi du gros dossier.

Tim touche à la mécanique depuis plus de 15 ans, c’est devenu un métier pour lui il y a 8 ans, mais l’affaire est devenue rentable il y a environ 2-3 ans. Ce chemin ne s’est pas fait sans embûches. Pour réussir à en vivre, il faut trouver sa niche, faire des compromis, mettre son ego de côté et surtout arriver à se construire une réputation. Toutes ces choses que Tim s'est appliqué à atteindre ces 15 dernières années.

Sa niche, ce sont les anciennes Béhèmes. On ne trouvera surtout pas de Japonaises ou autres modèles trop accessibles et répandus dans son garage. Dans l’idée qu’on ne propose pas de Fiat Punto dans un garage Ferrari. Sa clientèle, principalement de jeunes loups de Wall Street. Un portefeuille ambulant à la quête d’authenticité et croyant que l’argent peut résoudre ses problèmes. Tim travail sur une dizaine de bécanes par an, de manière croisée suivant l’état de la moto et le travail à faire dessus.

Entre les demandes clients, il y a aussi les projets personnels, ses cartes de visite en quelque sorte. Exposés durant des shows, concours ou pour les magazines. Comme lors du dernier Brooklyn Invitational où il a présenté sa BSA de 1951.

Dans le sens ‘j’ai une réputation à maintenir’, il n’hésite pas à remballer un éventuel client qui lui propose une liasse de billets verts et un acompte de 10.000$ s’il sent que le client l’aborde sans respect. C’est en refusant l’offre que peu de temps plus tard le client en question revient sur ses pas avec plus d’humilité. Le projet est lancé.

Mais en fin de projet, les sautes d’humeur sont de retour quand le client décide qu’il n’aime plus la couleur, aïe, ça recoince. C’est à ce moment-là qu’il faut se poser les bonnes questions, prendre un peu de recul en tant que ‘commerçant’ et arriver à faire des compromis.

Un ‘f*ck you’ ne sera pas déplacé, mais Tim choisit la négociation et propose de rechanger la couleur contre une belle enveloppe. Baaah oouhai. Le client accepte et tout le monde est content. Tim sait qu’il faut faire des compromis, suivre certains désirs des clients. Mais il trouve sa jouissance dans l’excellence du travail. Aller plus loin que les attentes, à la recherche d’un produit parfait. Car on n’est jamais aussi bon que sa dernière création.

Williamsburg & Greenpoint

Williamsburg and Greenpoint are located north of Brooklyn. Historically working class, these neighborhoods are now packed with galleries, artists’ studios, and craftsmen of all kinds. Hipster culture and trendy-savvy crowds are also welcomed here.

No wonder there’s a hefty concentration of garages and bike-related shops such as Jane Motorcycles, Café Moto, Brooklyn Moto and, up north in Greenpoint, just past the border with Williamsburg, the legendary Indian Larry, Works Engineering, MotorGrrl and Genuine Motorworks’ shop. Let’s dig a bit deeper.

Union Garage

A starting point in this neighborhood, and even maybe in Brooklyn, is here at Union Garage, on Union Street. Union Street, which connects one of the largest parks in town, Prospect Park, to Upper Bay, or more specifically the Buttermilk Channel, between Brooklyn and Governors Island. It is almost at the end of this street - or at the beginning depending on where you stand - that this shop, founded by a former journalist, Chris Lesser and two of his friends, is located. Union Garage sells high quality gear and accessories. The best brands, aesthetically and technically, are represented here. Ultimately, there may be a lot of fashion-oriented builders, garages and shops, but specialists in technical and safety gear, providing a real service and giving valuable advice, are much rarer. There may be only four or five of them throughout all New York City, the five boroughs combined.

Union Garage opened in 2012, but Chris’ adventure began much earlier. Inspired by his current neighbor, Peter Boggio from Moto Borgotaro, Chris started his professional life as an apprentice mechanic in the two-wheels business. Peter is an alien in the vintage mechanical world, a BMW, Ducati, Laverda, Norton, Guzzi, and Triumph specialist. Impossible to meet him, impossible to speak with him. He turns down all media requests and does not give interviews. Consequently, he officially opens the shop to the public one hour per week to concentrate on his work. Worse than Daft Punk ... but as good as Daft Punk. Chris confesses that he has been pushing him to make a promo video for five long years, successfully though. Feel free to search the web for Robert Serrini’s short film entitled "Moto Borgotaro - The 1979 Moto Guzzi Le Mans."

Back to Union Garage... A nice selection of brands is available here. Some safe bets such as REV’IT! and Aether. They’re also one of the few places to sell the Belstaff protection range, and they don’t hesitate to promote more local and less known brands, such as Lost World of Queens, a brand of horse leather jacket, or to collaborate and co-brand the Vanson Leather jackets. Alongside jackets, you'll find all kinds of helmets such as Bell, Bitwell, Schuberth, and Shoei and other brands, like Stylmartin, Mission Workshop, TCX, Sidi, and Schott.

About the customers, 20% of them are inexperienced riders and new to the motorcycling world. They want the full gear without really knowing what they really need. Most of them are students, architects, photographers, from a creative background, all in search of a cool attitude. Chris and his team are here to advise them and help them find the best balance between looks, safety and quality, depending on their particular needs and desires.

At the end of the 'tour,' Chris takes me to a small room upstairs... and from under a somewhat dusty table, pulls out a kind of machine, something between a belt sander and a DeLorean, straight out of a Back To The Future movie. This machine, still a prototype, is designed to test the durability and quality of parts and accessories for motorcycles. Knowing that in America - unlike in Europe - there are no standards or official approvals for motorcycle accessories.

The idea or the will of Union Garage is eventually to produce their own motorcycle accessories, under the brand’s name. The machine will be used for research and development, in order to guarantee the quality and durability of their products and materials, and allow them to compare the same type of accessories with other brands. One day, perhaps, the Union Garage standard will become the standard. Speaking of ambition...

Moto Pistole

Union Street in Brooklyn is the home to many different small garages. At the very end of it, at No.65, there’s Scooter Bottega, where you will find all the expertise you need to service your favorite Vespa or scooter. At No.97, I had already introduced you to Moto Borgotaro, but in that same place, there is this second specialized Italian garage... Tyler Lunceford’s Moto Pistole.

He works, maintains, and builds mainly Ducati. In order to have enough room to stretch and split work fairly, Tyler looks after the belt-driven cam Ducati, like my 750 Sport for example. One could say, everything from 1980s Pantah engines. While Peter services the bevel-driven cam Ducati. So the famous 750 SS from the 70s, for example.

No photos here either... Elle magazine and Vogue China have already paid a visit here this week ...ugh. But let’s go back to Tyler, he does not hesitate to give me a little bit of his time and to welcome me into his garage, to tell me his story and his involvement in Brooklyn’s motorcycle scene. It all started at Ducati in Oregon. First, as a customer, then as an apprentice. Several years, diplomas, and certifications later, he officially became a Ducati mechanic. Not a self-proclaimed mechanic or builder, but one who received thorough training and acquired skills from the best. In 2007, he moved to NYC and began working at a Ducati dealer.

But times were tough, he had to leave the dealership, and so, it was time for him to start his own thing. He settled down in Red Hook. A few years later, he moved in permanently in Union Street, next to Peter.

Things have been going rather well since then, his order book is full six months in advance, and yet he manages to juggle between maintenance, repairs, and custom building. To give you an idea, he releases 3 to 4 full builds per year. Both private commissions and personal projects.

But… things are changing. If you go to New York after reading this, there’s a risk you won’t find Tyler in Red Hook. He’s moved to Edinburgh, Scotland with his Mrs. who’s from there. That said, Europeans and Scotsmen will have the opportunity to use Tyler’s services, as he continues to live his passion and work on Ducati. To be continued...

Keino Cycles

We live in a world where all kinds of garages and builders are rising up fast. But only time can separate the men from the boys. And Keino, it seems, has been here forever. And he’s here to stay. Let me tell you his story...

Keinosuke Sasaki, known as "Keino," was born in Aichi and raised in Fukuoka, Japan. Burning his leg on his father’s motorcycle must have left quite an impression: the beginning of a lifetime dedication. Later, working on a Mitsubishi production line, he managed to save some money to finance a one-way ticket to the United States where he started to train as a mechanic in 1998. It was a unique opportunity to pursue his dream and become a bike builder. Keino quickly understood that changing a couple of mirrors and polishing chromes was definitely not the key to success, and after a short episode in a Manhattan dealership, he learned the trade with his mentor, Indian Larry and his friend Paul Cox, mostly working on Harleys.

This great story goes on until 2007, when he decided to follow his own path and projects. Today, you’ll find him on Van Dyke Street, where he combines form and function, looking for the perfect harmony between each single part, each detail on his motorcycles. The bike is just a vehicle, so the sense of purpose must always prevail. Despite a recurrent minimalist approach, he prefers not to stick too much to a particular style. His bikes are just what they are.

Now, he’s not only working on Harleys. In his garage, I come across brands like Triumph, Yamaha, and Vincent. Talking about Vincent, this “Widow Jane” got all my attention. It intrigues me because custom builds are pretty uncommon on a Vincent. They are too much of a myth, way too expensive, and are mainly known for skyrocketing records in the auctions sales. With this one, Keino wanted to keep the frame as it was, and to work with this limitation. Even if the final result comes out as a real custom, it can easily go back to stock condition. The “Widow Jane” then. The name of the bike, but also the name of its owner’s company. A whiskey distillery located a few blocks down the street.

Vax Moto

My trip is almost coming to an end, and funnily enough, things are starting to change from this point on. Connections are made more easily, my references and previous contacts help to open doors faster. I’m getting into the swing of things. From there on, meetings and places become even more unusual and intriguing.

I pay a visit to VAX Motorcycle. It’s a storage place, a parking for bikes, and much more. A place where pearls are hidden and stories are told. People come here to use the space and service provided by Justin, the owner.

Besides parking your bike, you can come here to use the tools, the workbench, or just hang out with the community. There is always cool beer available and people around to give you a hand or share a story. Here, people are essentially looking for a place to park their bikes. If you’re thinking about leaving it there for the winter or several months, it will cost you $100/month. It will be kept nice and warm, and at the top of the tower.

If you don’t have room at home and you need 24/7 access to your bike, as well as oil changes and maintenance, it will cost you $215/month. There’s no annual membership, here you pay by the month (with a minimum 6 months commitment to prevent excessive use of services and tools). I was really surprised about the diversity here. All makes, all types of bikes, people, and cultures are represented. There are even bikes that are worth less than a month rent, but the fact that this 'piece of crap' belongs to someone, makes it invaluable.

Tim Harney

Talent alert. After meeting Oscar, the space engineering student, here’s another favorite of mine! Tim Harney. It’s a quick meet, 3 to 4 hours before my flight back home - didn’t I tell you things were getting more and more interesting? Really, I’d need three months or more to go through the entire Brooklyn's motorcycle scene.

When there is no visible sign from three blocks away in some hip neighborhood, or 80K+ followers on Instagram, but when almost everyone you met in Brooklyn talks about him… you know you’re meeting someone big.

Tim has been dabbling with mechanics for over 15 years, but it became his profession 8 years ago. The business became profitable about 2-3 years ago. This was no smooth sail. To earn one’s living, one must find his niche, learn to compromise, put his ego aside, and work hard to build a reputation. All these things that Tim has been working on and achieved, and maintained over the last 15 years.

His niche is the old Beemers. In his garage, there are no Japanese or any other too-accessible and popular models - you wouldn’t expect to find a Fiat Punto in a Ferrari garage, right? His customers are mainly young wolves of Wall Street. Big wallets looking for authenticity, even if money isn’t everything. Tim works simultaneously on about ten bikes a year, depending on the condition of each bike and the work to do on it.

Between customers’ requests, there are also his personal projects, his portfolio in a way. He exhibits them during shows, contests, and sometimes in magazines. Just like during the last Brooklyn Invitational where he presented his 1951 BSA.

Faithful to his work ethos, he doesn’t hesitate to push back on a prospective client who may offer a wad of cash and a $10,000 deposit, but show little respect. Refusing the initial offer means that same client might come back later with a more humble mindset. And the project could start.

But towards the end, if mood swings come back, the client might decide he doesn’t like the color after all. Ouch. We’re stuck again. That’s when one must ask himself the right questions, take a step back and look at the situation from a business point of view, in order to reach the right compromise.

An “f you” might be in order, but Tim always chooses to negotiate and offers to change the color again for a hefty envelope. That’s right. The customer agrees and everyone is happy. Tim knows these compromises must be made, in order to cater for his customers’ desires. But he finds his enjoyment in the excellence of his work. To go beyond expectations, to keep aiming for the perfect outcome. Because after all, you’re only as good as your last job.

Coney B**ch

Il se trouve que pas mal de modèles économiques chez les garages sont portés par le pouvoir d’achat et l’envie des gros salaires de Manhattan. Normal… Or ces gens ne sont pas nés avec l’âme et l’humilité d’une passion des deux-roues.

Souvent, ils s’y sont amenés par effet de mode ou tendance. Danger donc si cette tendance arrive à s’atténuer, ou à passer à autre chose. Mais rassurez-vous, ça ne risque pas d’arriver à court terme, néanmoins, une sélection naturelle se fera. Comme l’avait dit Keino, le temps fera la part des choses. Disons que comme dans chaque cycle… les opportunistes seront les premiers à devoir quitter le navire. Mais j’espère que le bateau amènera à bon port tous les gens que j’ai pu rencontrer.

 

Cette édition de M/C a été faite en mémoire des victimes du 22 mars à Bruxelles, 12 janvier à Istanbul, 13 novembre à Paris, 10 octobre à Ankara et tous les autres qui ont périt lors d’attentats de l’état islamique.

Toutes des villes, tous des êtres humains, touchés par la haine et le terrorisme.

Souvenez-vous des êtres qui vous sont chers, ne les oubliez pas.

Texte et Photos de

Jonathan Wieme

Découvrez Jonathan Wieme, l'homme derrière « Motorcycle Cities ». Un magazine papier indépendant sur lequel nous sommes tombés lors d'une promenade à Anvers un samedi après-midi.

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