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Motorcycle Cities, Lisbonne 3ème Partie

Motorcycle Cities, Lisbon Pt. 3

Compléter le Tableau

Après le chaos et l'étrangeté des Studios Nirvana et la douce fraîcheur des bières portugaises savourée par Jonathan avec Manuel et ses amis dans le centre de Lisbonne, il est temps pour Monsieur Wieme de se remettre au travail. Le premier arrêt de ce troisième volet de l'aventure lisboète se situe à quelques rues de la place historique Terreiro do Paço – pourtant assez éloignée du style architectural Pombalin typiquement portugais. Cap sur O Purista.
O Purista

Un coiffeur en façade. Une table de billard au fond. Avec entre les deux, un superbe comptoir qui sert la crème des bières locales et artisanales. Mais pas que. Le moment venu, je commande un petit shot d'eau-de-vie de Medronho. Santé, mes amis !

Bienvenue au O Purista, tenu par un certain Nuno Mendes. Au fait, si vous apercevez une Honda Varadero bleue garée devant, cela veut dire que le patron est présent.

Ce qui était à l'origine un concept éphémère est aujourd'hui un lieu permanent bien établi dans le cœur de la cité. Ce bar, quartier général de certains motards et point de ralliement des membres du Lisbon Motorcycle Film Fest, se situe à la frontière entre le Barrio Alto et Baixa. Pour bien comprendre sa situation, d'un côté, vous avez le Barrio Alto, un quartier assez pittoresque datant du 15ème siècle. Historiquement, ce quartier bohème était le lieu de résidence des artistes et écrivains locaux. De nos jours, ce quartier est surtout connu pour ses nombreux bars et restaurants et pour sa vie nocturne trépidante. De l'autre côté, il y a le quartier Baixa qui fait partie du centre historique de Lisbonne avec ses jolis monuments, ses places emblématiques et ses larges avenues. Il fait la part belle aux styles architecturaux néo-classique et Pombalin – en référence au Marquis de Pombal qui joua un rôle dans la reconstruction de cette partie de la ville. C'est aussi le quartier le plus commercial de la capitale, avec ses boutiques traditionnelles ou non, et c'est là que s'arrête le fameux Tram 38.

Dust Girls

Au O Purista, je fais la connaissance de Marta et Jimi, deux membres de l'équipe Dust Girls. Un groupe de cinq amies qui n'ont pas froid aux yeux. C'est ce que montrent leurs aventures au Maroc et à Cuba dans des conditions dantesques. Je vous invite à découvrir leurs vidéos et carnets de voyage sur le compte Vimeo de Manuel ou sur la page Insta des Dust Girls (@dustgirlspt). Si vous trouviez que leur trip était dingue... suivez-les et attendez-vous à de la folie pure dans les prochains mois.

Casa Tigre

Je vous avais déjà signalé à quel point Manuel avait été d'une aide précieuse lors de cette aventure à Lisbonne. Lors de nos conversations avant le voyage, je lui avais expliqué que je n'avais pas l'intention ou l'ambition de dresser un guide des adresses des bons garages moto à Lisbonne, mais que je cherchais un esprit, une atmosphère, un univers dans lequel je pourrai me sentir à l'aise et trouver mon identité en tant que passionné de deux-roues. Manuel a décidé de m'emmener à Casa Tigre... Je pourrais vous dire que c'est un mélange entre une boutique de vêtements et un studio de tatouage. Mais ce ne serait pas leur rendre justice.

J'ai été une fois de plus captivé par leur trajectoire et leur philosophie de vie. Luis Raimundo, avec sa gentillesse et sa générosité, nous a accueilli à bras ouverts et nous a raconté son histoire personnelle et celle de Casa Tigre. Lancé et ouvert récemment par trois amis, Paulo – le légendaire Tiger Man – Alfonso et Rai, Casa Tigre est un repaire alternatif – ou pas si alternatif – pour tous ceux qui veulent échapper au contrôle et à la pression de la société. Un lieu pour les punks, skaters, bikers et marginaux de tous poils. Pour quiconque cherche une bouffée d'air frais et quelque chose d'unique, un endroit où flâner, boire une bière et écouter de la musique. Le tout enrobé de style, de classe et d'humour. Et qui ne se prend surtout pas au sérieux.

Côté pratique, oui, vous pouvez y trouver des vêtements. Une jolie collection dans le style Casa Tigre, mais aussi des pièces uniques, des blousons noirs peints à la main et un tatoueur pour garder un souvenir indélébile de votre visite. La boutique colle aussi à merveille avec le quartier, Los Anjos. Un quartier quelque peu oublié avec un passé glorieux et de superbes façades et bâtiments art déco et modernes. Une sorte d'East Village dans les années 80. Un nouveau quartier urbain en devenir ? Un quartier pour les artistes ? Qui sait ? L'avenir le dira. Mais je suis prêt à parier dessus. Bref, comme ils disent ici : Stay Gold. Ce qui veut dire rester soi-même, authentique et décalé.

La Collection

Si on veut trouver un trésor, il faut dévier de sa route. Partir à l'aventure. Ne pas suivre un plan, mais suivre son instinct. Bon, ce n'est pas aussi héroïque qu'une chasse au trésor entouré de pirates, mais je décide néanmoins de changer mon fusil d'épaule. Entre-temps, j'ai dû rendre la R nineT... Mais grâce à Yamaha Portugal, j'ai pu récupérer une jolie XSR700 XTribute. J'adore son look qui me rappelle logiquement ma XT500. Elle est facile à manier et ses pneus, clin d’œil aux machines de dirt track, lui donnent un côté aventureux.

En route pour Alcácer do Sal, à une heure au sud de Lisbonne, pour retrouver un de mes amis, Mircae, qui vit et travaille sur place. Je l'ai rencontré il y a un ou deux ans sur Bruxelles lors d'un salon du design. Cet artisan, créateur et designer travaille le bois dans un immense atelier doté d'un vaste espace extérieur qui lui permet de donner libre cours à son imagination et qui stimule sa créativité. Je voulais m'y rendre pour voir ça de mes yeux. Et pour rencontrer Mircae et son équipe, qui viennent juste de terminer un gros projet – nommé 'La Puerta' – pour le restaurant Mirazur situé dans le sud de la France ; un 3 étoiles au guide Michelin auréolé du titre de meilleur restaurant du monde en 2019.

Aujourd'hui, Mircae travaille pour un hôtel de Lisbonne, le JAM Hotel, conçu par l'architecte d'intérieur belge Lionel Jadot. Mais ses créations les plus impressionnantes sont certainement ses meubles et ses tables. Bien que ce soit la réunion de son travail et de ce lieu de création qui nous font rêver et nous plongent dans un autre univers. Son univers.

Après un tour en bateau, il me propose d'aller voir un ami à lui, Bernardo, qui semble avoir une vaste collection de vieilles motos qu'il conserve et enrichit avec son père Manuel. Nous quittons donc le bitume non loin de chez Mircae. Le portail s'ouvre et nous suivons une petite bande de terre pour retrouver le hangar où se cache cette collection d'anciennes. Les portes s'ouvrent. Les lumières s'allument l'une après l'autre et une série de « waouh... » accompagne chaque nouvelle illumination.

Ici, point de marque ou de type de moto en particulier, mais une collection de machines plus mythiques les unes que les autres. Malheureusement, je ne suis pas un expert capable de toutes les reconnaître et de juger de leur rareté. Mais là n'est pas la question. Cela vous donne envie de tout voir, toucher examiner et découvrir en détail. C'est toujours amusant de venir dans un endroit comme celui-là. On en sait pas où regarder en premier et on se sent incapable d'en isoler une en particulier. Oh, je viens de repérer la moto dessinée par Philippe Starck – l'Aprilia Moto 6.5 – et oh il y a une CB750 Four, une charmante quatre cylindres comme celle que j'avais avant ma Ducati 750 Sport. Une jolie Yamaha deux-temps, une Hercules à moteur Wankel. Plusieurs superbes machines de motocross dont une Harley, une Garelli et une Gilera. J'adore.

Mais celles qui attirent le plus mon attention et mon admiration sont assurément les 50 cm3 et autres petites cylindrées. Benelli, Ducati, Hercules, Flandria. Et une Honda Dream 50. Magnifiques. Il y a aussi une belle brochette de Vespas et Lambrettas qui, si j'ai bien compris, forment le noyau de la collection.

Je termine ma visite en m'arrêtant deux minutes devant la Suzuki RG400. J'ai le sentiment que le reste de la collection va évoluer vers les machines de course des années 80 et 90. Quoi qu'il en soit, si vous voulez en savoir plus, la famille tient un superbe Bed & Breakfast à Casas da Horta. Le lieu idéal pour s'évader et dénicher ses propres trésors.

TEXTE ET PHOTOS DEJonathan Wieme

L'homme derrière Motorcycle Cities. Un magazine papier indépendant sur lequel nous sommes tombés lors d'une promenade à Anvers un samedi après-midi.

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