<b>Une Aventure Improbable </b>Mélange des Genres & Fabrique de Souvenirs en Mongolie

Une Aventure Improbable Mélange des Genres & Fabrique de Souvenirs en Mongolie

Deux mondes s'affrontent alors que Laurent Cochet et Jorian Ponomareff se retrouvent embarqués dans une aventure en Mongolie. Adieu le stunt... et le bitume.
12-12-2018
Adventure

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Laurent Cochet
#REVITRIDER

Après avoir travaillé de nombreuses années pour le magazine français Moto Journal, Laurent Cochet a décidé de poursuivre sa route en solo.

En 2012, il commence à concevoir ses propres vidéos sur ses aventures à deux-roues. Le Français est connu pour ses contenus numériques imaginatifs émaillés d'action et d'humour. Pour lui, piloter une moto doit être synonyme de plaisir.

Et il le prouve. Ses clips, des plus divertissants, sont vus par des millions de passionnés de moto à travers le monde grâce à sa chaîne YouTube en pleine expansion.

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Laurent Cochet

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DES VISIONS OPPOSÉES DE L'AVENTURE

Avec plus de 800000 abonnés sur YouTube, Jorian Ponomareff est un stunter mondialement célèbre. Quasiment l'inverse de ce que je fais. Donc, quand j'ai décidé de le contacter pour l'inviter à partir à l'aventure tous les deux, cela s'apparentait de prime abord à une paire mal assortie. Nos définitions de « l'aventure » divergeaient légèrement.

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MALGRÉ DES PARCOURS DIFFÉRENTS

Pourquoi vouloir faire une telle chose ? Eh bien, pour plusieurs raisons que je détaillerai plus tard. Pas en tous cas pour mieux connaître sa communauté. Non, et c'est la première chose que je lui ai dit quand on s'est parlé. J'aime que Jorian fasse les choses à sa manière. Tout comme moi. Nous nous sommes vite aperçus que nous avions de nombreux points en commun malgré nos parcours différents...

Si on revient en arrière, j'ai rencontré Jorian pour la première fois il y a 6 ans au fin fond de la Suède. Encore prépubère et imberbe, il tournait un de ses clips les plus connus : du stunt sur glace … sponsorisé par Monster Energy avec un gros hélicoptère et un pick-up 4x4.

J'avoue aujourd'hui avoir ressenti un peu de jalousie ce lour-là. Et puis, après avoir enchaîné les grosses productions, Jorian est « revenu aux fondamentaux». Il est retourné faire des vidéos pour YouTube. Des vidéo blogs, ou vlogs, pour être précis. Mais attention, pas n'importe quel vlog. Pas de caméra au casque, pas de rapports quotidiens. Non. Le genre de vlog avec une bonne vibe, dans un style qui me rappelle celui du roi du vlogging Casey Neistat.

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Horses and motorcycles on the plains of Mongolia
Shrine of a bottle, a bone and a shoe
Photo's for the vlog
Shrine on the plains of Mongolia

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Vlogging

Si vous ne connaissez pas Casey Neistat, c'est un new yorkais qui s'est levé un matin et qui a décidé de monter un vlog quotidien sur sa vie au cœur de la Grosse Pomme. Il est celui qui surfe les rues enneigées de New York accroché à un taxi jaune. C'est une sorte de télé-réalité mais pour de vrai. Sans le chichi ni les scènes inventées, rien que de l'authentique. Sans filtres, avec femme et enfants inclus dans l'aventure, chaque jour. Et par-dessus tout, il fait preuve d'une formidable créativité dans sa façon de filmer et il se réinvente sans cesse. Un projet qui incite à la réflexion, intelligent et réalisé avec talent.

Pour moi, Jorian présentait de nombreuses similarités et ce n'est pas un hasard... J'ai appris que Casey Neistat était un de ses grands modèles. « Le jour où j'ai commencé à suivre Casey, j'ai réalisé que je pouvais faire beaucoup plus, » précisa Jorian. Il a alors délaissé l’entraînement au stunt pour se focaliser sur ses vidéos et il a créé son propre style. Je vous le dis, même si vous n'aimez pas le stunt, allez sur sa chaîne YouTube et jetez un œil à l'épisode où il achète une vieille mobylette pour la reconstruire entièrement. Ça vous rappellera le temps où vous étiez jeune et où vous n'aviez pas froid aux yeux.

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Craquer le premier jour ou adorer

Et pourtant, il y a une chose qui m'a surpris à propos de Jorian. Le fait qu'il a déclaré ne presque rien connaître des motos et qu'il ne s'y intéressait pas vraiment, à part pour les piloter. C'est étrange de la part de quelqu'un aussi doué dans le maniement d'une moto, qui peut sans peine faire un stoppie avec les deux pieds sur le guidon tout en retirant une main pour vous faire coucou.

J'avais du mal à y croire. Alors j'ai décidé de le piéger en lui proposant une petite rando ou « road trip ». Neuf jours dans les tréfonds de la Mongolie avec : un sac de vêtements, une tente et un sac de couchage.

Au guidon d'une vieille Royal Enfield. Une machine plus ancienne que sa première mob. J'ai pris un risque, mais je me suis dit qu'il craquerait le premier jour ou bien qu'il allait adorer. Et vous savez quoi ? Jorian m'a vraiment bluffé. Il est arrivé avec un sac de vêtements encore plus petit que le mien et un sac à dos plein de caméras pour tout filmer. Il est aussi venu avec son sourire, sa bonne humeur et sa conscience professionnelle (je parle du tournage des vidéos).

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Mongolian houses in the snow
Motorcycle steer in the cold
Houses in the cold
Motorcycles and houses in the cold

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Des plaines, des steppes, à l'infini

J'ai aussi découvert qu'il n'avait pas menti : il n'y connaissait rien aux motos. Il ne connaissait pas sa taille de casque et il n'avait jamais porté un vrai pantalon de moto ni même un blouson ! Ça n'est pas indispensable pour pratiquer le stunt.

Je pense aussi que, même aujourd'hui, il ne sait toujours pas que sa machine était fabriquée en Inde et équipée d'une culasse deux-soupapes. Mais je m'en moque. Ce n'est pas très grave. L'important était de partir rouler.

Tout ce que je voulais c'était lui faire avaler des kilomètres et encore des kilomètres. Par ses yeux, son nez, ses mains, ses pieds et chaque pore de sa peau. Plus de 10 heures par jour, le cul vissé à la selle, sans wheelies ni stoppies. À travers les plaines, les steppes, à l'infini, avec partout le même paysage.

Dormir dans la tente le soir et manger ce qu'on trouve. Mon but était de lui donner la nausée de la moto. Curieusement, je voulais l'entendre me dire, « Je n'aime plus rouler à moto. » Et à ce moment-là, il aurait eu raison et j'aurai éventuellement pu comprendre. Euh en fait non, je crois que je n'aurais jamais pu le comprendre !

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Des instants qui vous donnent l'impression d'être en vie

Quand je passe un col de montagne pour découvrir la prochaine steppe, je me dis que je n'ai jamais pris autant de plaisir à moto. Lutter pour rester sur ses roues entre deux ornières, le vent qui fouette votre visage, le bruit saccadé du monocylindre, le sourire des gens que vous croisez,

une main levée, un jeune yak qui veut charger, les écureuils qui zigzaguent entre vos roues, des jeunes Mongoles sur leurs cyclos chinois, un gars sur son cheval seul au milieu d'une plaine... le genre d'instants qui me donnent l'impression d'être en vie.

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Motorcycles in the dessert

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Sentiment de liberté

Je dirais même que ces instants sont les rares et uniques moments où mon cerveau torturé (allongez-vous là, ça fera 100 euros de l'heure) arrête de calculer, juger, analyser, imaginer pour se contenter de contempler le moment présent. Et je pense qu'aucun autre mode de transport ne procure un tel sentiment de liberté.

Oui, clairement, aucun moyen de transport autre que la moto ne provoque autant d'admiration, de contacts, de questions ni suscite autant l'intérêt des personnes rencontrées.

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Fixing the motorcycle
Broken part
Broken motor part
Side photo motor part

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Ma plus belle aventure de l'année

Je suis convaincu que sans nos motos, ces jeunes Mongoles ne se seraient jamais arrêtés pour essayer notre Royal Enfield. Ils ne nous auraient jamais défiés à la lutte (un des 3 sports majeurs en Mongolie), ils ne seraient jamais restés avec vous malgré ces longs moments de silence par manque de compréhension de notre langue.

Je crois que Jorian l'a compris : il a aimé chacun de ces instants passés à moto. Comment je le sais ? Le gars a mangé ma poussière sur des kilomètres. À chaque arrêt, son visage était maculé du sable noir soulevé à notre passage. Et à chaque nouvel arrêt je découvrais une nouvelle trace de noir sur son visage.

« C'est magique, c'est ma plus belle aventure de toute l'année, » explique-t-il. Jorian ne l'a peut-être pas avoué, il ne le sait peut-être pas encore, mais il aime les motos. Pas nécessairement comme objet, mais pour les possibilités offertes. Dormir un soir au bord d'une rivière et le lendemain dans une yourte enneigée. Rouler sur 300 kilomètres pour atteindre la prochaine destination.

Communiquer avec des gens sans même se comprendre. Rouler par un matin glacial après qu'il a neigé toute la nuit, ça aussi il a aimé. Changer un cylindre et un piston alors que nous venions de ressouder le cadre du side-car la veille, il a adoré ces moments. Pousser mon side-car alors que j'étais tanké au milieu d'une rivière, il a pris son pied. Il a parcouru 1800 kilomètres – dont à peine 300 sur l'asphalte – avec toute l'énergie d'une personne hyperactive... qu'il est sans aucun doute.

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Merci Jorian pour ces moments passés tous les deux à moto. Merci de m'avoir fait confiance pour découvrir ce monde ensemble et expérimenter une des meilleures façons (il en existe des douzaines!) de rouler à moto. Maintenant, il ne me reste plus qu'à apprendre à drifter à moto ! Au risque de vous surprendre, c'est un rêve que j'aimerais réaliser.


~ LAURENT COCHET

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